Sans cet « effet de serre » naturel, la Terre
connaîtrait des températures inférieures
de 30 °C, ce qui la rendrait inhabitable. Mais quand les
concentrations de gaz augmentent au-dessus de leur niveau
naturel, le réchauffement supplémentaire qui
en résulte menace les équilibres planétaires.
Les gaz à effet de serre émis depuis deux siècles
par les activités humaines intensifient le phénomène
naturel d’effet de serre. Il s’agit en majorité
(à 60 %) – et en proportion croissante –
du gaz carbonique qui provient de la combustion des énergies
fossiles charbon, pétrole et gaz.
Gaz aeffet de serre
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Les
gaz à effet de serre sont des gaz dont les
propriétés physiques sont telles que
leur présence dans l'atmosphère terrestre
contribue à un effet de serre à la surface
de la Terre (voir aussi réchauffement climatique).
Les principaux gaz à effet de serre sont
la vapeur d'eau, le dioxyde de carbone, le méthane,
l'oxyde nitreux (ou protoxyde d'azote) et l'ozone.
Les gaz à effet de serre industriels incluent
les halocarbones lourds (fluorocarbones chlorés),
CFC, molécules de HCFC-22 comme le fréon
et le perfluorométhane et l'hexafluorure de
soufre (SF6). |
Le mecanisme de l'effet de serreLes gaz à effet de serre sont transparents
à certaines longueurs d'onde des rayonnements solaires,
ce qui permet à ces derniers de pénétrer
profondément dans l'atmosphère ou jusqu'à
la surface du globe. La partie du rayonnement absorbée
par la Terre lui apporte de la chaleur, qu'elle restitue
à son tour en direction de l'atmosphère sous
forme de rayons infrarouges.
Les gaz à effet de serre et les nuages empêchent
une partie des rayonnements infrarouge de s'échapper,
emprisonnant ainsi la chaleur près de la surface
du globe, où elle réchauffe l'atmosphère
basse. L'altération de la barrière naturelle
des gaz atmosphériques peut augmenter ou réduire
la température moyenne de la Terre.

emission de gaz a effet de serreLe dioxyde de carbone (CO2) : Premier
responsable du phénomène, il résulte
essentiellement de la combustion des énergies fossiles
et de la déforestation. Les rejets provient des besoins
de l’industrie,et de l’utilisation domestique
de l’énergie (chauffage de l’habitat
, cuisson, électricité,...) et des transports
dont la responsabilité va en grandissant. Le dioxyde
de carbone a augmenté de 30 %, passant de 278 000
à 358 000 parties par milliard en volume.

Le méthane (CH4)
: L’agriculture est le secteur principal des rejets
(extension des rizières, élevage). Le reste
provient de la production et de la distribution de pétrole
et de gaz, de l’extraction du charbon mais également
des décharges. le méthane est passé de
700 à 1721 parties par milliard en volume
Le protoxyde d’azote (N2O) : Il est
essentiellement produit par l’agriculture, la combustion
de la biomasse et des synthèses chimiques industrielles
comme celle de l’acide nitrique. L'oxyde nitreux a augmenté
de 15 %, de 275 à 311 parties par milliard en volume
Les gaz fluorés (HFC, PFC, SF6) : Les HFC
sont utilisés dans les systèmes de réfrigération
et dans la climatisation - notamment automobile. Ils sont
également employés dans les aérosols
et les mousses isolantes. Les
PFC et le SF6 interviennent dans certaines applications
industrielles, notamment l’industrie des semi-conducteurs.
A poids équivalent, les gaz fluorés ont un
pouvoir de réchauffement de 1300 à 24000 fois
supérieur à celui du gaz carbonique. les CFC-12
sont passés de 0 à 0,503 parties par milliard
en volume ; les HCFC-22 sont passés de 0 à
0,105 parties par milliard en volume ; le perfluorométhane
est passé de 0 à 0,070 parties par milliard
en volume ; l'hexafluorure de soufre est passé de
0 à 0,032 parties par milliard en volume.
Mesure des émissions
Il existe plusieurs gaz à effet de serre dont la
nocivité est différente. Plutôt que
de mesurer les émissions de chaque gaz, on utilise
une unité commune : l'équivalent CO2 ou l'équivalent
carbone.
L'équivalent CO2 est aussi appelé potentiel
de réchauffement global (PRG). Il vaut 1 pour le
dioxyde de carbone qui sert de référence.
Le potentiel de réchauffement global d'un gaz est
le facteur par lequel il faut multiplier sa masse pour obtenir
une masse de CO2 qui produirait un impact équivalent
sur l'effet de serre. Par exemple, le méthane a un
PRG de 23, ce qui signifie qu'il a un pouvoir de réchauffement
23 fois supérieur au dioxyde de carbone.
Pour l'équivalent carbone, on part du fait qu'un
kg de CO2 contient 0,2727 kg de carbone. L'émission
d'un kg de CO2 vaut donc 0,2727 kg d'équivalent carbone.
Pour les autres gaz, l'équivalent carbone vaut :
équivalent carbone = PRG x 0,2727
On peut noter que la combustion d'une tonne de carbone correspond
bien à l'émission d'une tonne équivalent
carbone de CO2.
Cette unité de mesure est très utile pour
déterminer les émissions produites par une
entreprise par exemple. On peut ainsi réaliser un
bilan global qui prend en compte les émissions directes
(combustions, consommation d'énergie, transports)
et indirectes (fabrication et transport des produits sous-traités).
Duree de sejour dans l'atmosphere
et potentiel de rechauffement globalLes gaz à effet de serre, une fois dans l'atmosphère,
n'y restent pas éternellement. Ils peuvent en être
extraits de plusieurs manières :
- par un phénomène naturel (la pluie et la
condensation retirent la vapeur d'eau de l'atmosphère)
- par une réaction chimique intervenant dans l'atmosphère
(le méthane, par exemple, réagit avec les
radicaux hydroxyle naturellement présents dans l'atmosphère
pour créer du CO2)
- par une réaction chimique intervenant à
l'interface entre l'atmosphère et la surface du globe
(le CO2 est réduit par photosynthèse par les
végétaux, ou est dissout dans les océans
pour former des ions bicarbonate et carbonate (le CO2 est
chimiquement stable dans l'atmosphère))
- par des rayonnements : par exemple, les rayonnements
électromagnétiques émis par le soleil
et les rayonnements cosmiques « brisent » les
molécules dans les couches supérieures de
l'atmosphère.
Une partie des halocarbones disparaissent de cette manière
(ils sont généralement trop stables pour disparaître
par réaction chimique dans l'atmosphère).
Hormis la vapeur d'eau, qui est évacuée en
quelques jours, les gaz à effet de serre mettent
très longtemps à quitter l'atmosphère.
Étant donné la complexité du système
atmosphérique, il est difficile de connaître
la durée exacte de leur séjour. Voici toutefois
quelques estimations de leur durée de séjour,
c'est-à-dire le temps nécessaire pour qu'ils
disparaissent de l'atmosphère.
Durée de séjour et potentiel de réchauffement
des principaux gaz à effet de serre
| gaz à effet de serre |
formule |
PRG |
durée de séjour (ans) |
| dioxyde de carbone |
CO2 |
1 |
200 (variable) |
| méthane |
CH4 |
22 |
12,2 +-3 |
| peroxyde d'azote |
NO2 |
310 |
120 |
| dichlorodifluorométhane (CFC-12) |
CCl2F2 |
6200-7100 |
102 |
| chlorodifluorométhane (HCFC-22) |
CHClF2 |
1300-1400 |
12,1 |
| tétrafluorure de carbone 2 |
CF4 |
6500 |
50000 |
| hexafluorure de soufre |
SF6 |
6500 |
3200 |
Cela signifie que même si on arrêtait
complètement d'émettre des gaz à effet
de serre, les gaz déjà émis continueraient
d'agir pendant plusieurs siècles.
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vos rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère (environ 30 à 40% de votre production annuelle).
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